Afin d’éviter de se perdre dans les flots tumultueux de la vie , il est essentiel d'avoir une pratique quotidienne nous permettant de cultiver et de nourrir la connexion à notre âme, ainsi que d'accepter avec amour et sans jugements que tomber fait partie de notre processus " d'apprenti-sage " et d'harmonisation. Il peut être utile de substituer intérieurement les termes « je suis tombé :-( » par « j'ai appris :-) ». Car à moins que notre énergie ne soit entièrement tournée vers l'auto-jugement, à chaque fois que l'on tombe, nous apprenons quelque chose et à chaque fois que nous nous relevons, une marche supplémentaire est gravie sur l'échelle de notre ascension.
 
Chemin faisant, nous apprenons à moins nous identifier aux états émotionnels et aux pensées qui ponctuellement nous traversent. Ainsi le processus devient de moins en moins dramatique .
 
Cependant tant que nous vivrons dans un monde tel que le notre et resterons identifiés à la forme, il y aura des moments difficiles...
 
La principale cause de souffrance vient de nos identifications et de nos attachements à celles-ci (par exemple : à la bonne mère, au thérapeute, au travailleur de lumière, à l'employé exemplaire, etc.)
 
En réalité, même au-delà de l'âme - qui, elle aussi, fait partie du monde de la forme - nous sommes " Pur Esprit ", pure conscience immuable, éternelle et infinie.
En vérité nous somme la toile de fond sur laquelle nos divers paysages intérieurs sont projetés. Quel que soit l'état que nous soyons en train d'expérimenter : Joie, Amour, connexion à l' âme où encore confusion, colère, tristesse ou désarroi, la toile reste toujours inchangée.
 
La souffrance prend fin lorsque nous comprenons et intégrons que quoi qu'il se passe à l’intérieur de nous, ce que nous sommes véritablement n'en est jamais affecté. Alors nous serons capables de traverser la douleur, la tristesse, la colère et toutes les émotions inhérentes à notre monde duel, sans souffrir.
 
Lorsque nous atteignons cet état, les pensées, les émotions passent comme les nuages dans le ciel sans s'y agripper, pour ensuite le laisser d'un azur immaculé... Tel qu'il n'a, en réalité, jamais cessé d'exister.
 
Carol Salter
Traverser les tumultes de la vie